Il était un petit pois ... Histoire de rêve ...

Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve
Antoine de Saint-Exupéry

vendredi 27 novembre 2009

Histoire de libellule

Il était un petit pois une libellule habillée de lumière bleue qui cherchait à s’envoler toujours, toujours plus hô …
Son rêve le plus cher et le plus secret était de voler tellement hô qu’elle pourrait un jour décrocher la lune !

Mais la lune, reine incontestée de l’Uni-vert, ne voulait pas se laisser décrocher ainsi … Puissante et envoûtante, elle attira lors d’une nuit claire la libellule dans ses filets.
Cette dernière, ravie d’atteindre enfin son astre préféré, se laissa alors piéger et resta accrochée, insecte éphémère et éternel …

Et c’est ainsi que certaines nuits magiques, si on regarde de très près la reine lune, on devine, dans un reflet de lumière bleutée, la présence de la libellune …

Car il est bien connu que, comme la chenille qui devient papillon, la libellule rêveuse, éblouie par la lune, se transforme, elle, en libellune …

dimanche 15 novembre 2009

Histoire de craie-ions


Il était un petit pois une drôle de fille, aux craie-ions plantés sur la tête, qui, toujours dans le village de la bataille [il s’en passe des choses, dans ce village !], a ouvert les portes, les portes plumes ou les portes crayons - le sait-on vraiment ? - de son Uni-vert pétillant, fantasque & acidulé …


Une drôle de chant-son, malicieuse & joyeuse, accompagnée de ses blancs garçons …
Un drôle de tour de chant, tant-tôt touchant, tant-tôt élégant, tout-jours vivant & vibrant …
Un drôle de mot-ment d’insouciance, de légèreté & d’humanité, où la maigrelette étend, sous le citronnier, le linge de nos mères …


Car il est bien connu que seules les filles aux craie-ions peuvent pleurer … de rire, en dégustant la spécialité maison, la soupe au miosson … ou la soupe aux vieux slips … comprenne qui pourra !

dimanche 8 novembre 2009

Histoire d’ô-thé-lô

Il était un petit pois un petit raizin noir, subtilement nommé ô-thé-lô, qui poussait à l’ô-tone au bord de la grande rivière du petit clin …

« Quelle étrange saveur, quelle mystérieuse odeur ! » m’exclamai-je, en le découvrant dans le jardin d’une bonne amie. L’ô-thé-lô, à l’odeur veloutée des fruits passionnés, à la saveur sucrée des fraises boisées …

Quel régal de déguster, sans jamais se lasser, l’ô-thé-lô noir du petit clin !

Car il est bien connu que les petits rai-zins noirs, exempts de toute colère, ne sont, au temps de l’ô-tone, que douce-heure et bonne-heure !