Il était un petit pois une histoire de pierres & d’oiseaux, racontée par un Grand Poète du Monde … histoire aux parfums évocateurs de l’Uni-vert si particulier de la sorcière corsetée & des pêcheurs de vent … une petite pensée pour eux en ce beau jour de Brin-de-temps …
Les pierres et les oiseaux
Oiseaux du Sud marin, reposez-vous,
C’est l’heure du grand esseulement, l’heure de pierre,
J’ai connu chaque nid,
J’ai connu le gîte farouche du nomade,
J’ai aimé son vol antarctique,
la rectitude noire des oiseaux lointains.
Et à présent, reposez-vous dans l’amphithéâtre des îles :
Rien d’autre, je ne peux converser avec vous,
Il n’y a point de lettres, point de télégraphe entre le poète et l’oiseau :
Seule une secrète musique, seulement les ailes secrètes
Et le plumage et la puissance
O distance et qu’ils sont avides, les yeux d’or,
Cruauté qui guette l’argent fugitif !
Ailes fermées, un météore pique vers l’eau,
Dans sa clarté l’écume saute,
Et le vol reprend son essor,
Remonte dans l’azur emportant un poisson sanglant.
Depuis les archipels extrêmes du Chili,
Là où la pluie a fondé sa patrie,
Les grandes ailes noires en s’avançant coupent le ciel,
Et dominant le territoire et les distances de l’hiver,
Dans cet ici, ce continent de pierre solitaire,
L’amour, l’excrément et la vie sont ce que vous avez laissé,
Oiseaux aventureux de pierre et mer et de ciel impossible.
Car il est bien connu que seul un Grand Poète du Monde, Pablo Neruda, pouvait rendre ce voyage au cœur des Pierres du Chili si intense & si beau …
Les pierres et les oiseaux
Oiseaux du Sud marin, reposez-vous,
C’est l’heure du grand esseulement, l’heure de pierre,
J’ai connu chaque nid,
J’ai connu le gîte farouche du nomade,
J’ai aimé son vol antarctique,
la rectitude noire des oiseaux lointains.
Et à présent, reposez-vous dans l’amphithéâtre des îles :
Rien d’autre, je ne peux converser avec vous,
Il n’y a point de lettres, point de télégraphe entre le poète et l’oiseau :
Seule une secrète musique, seulement les ailes secrètes
Et le plumage et la puissance
O distance et qu’ils sont avides, les yeux d’or,
Cruauté qui guette l’argent fugitif !
Ailes fermées, un météore pique vers l’eau,
Dans sa clarté l’écume saute,
Et le vol reprend son essor,
Remonte dans l’azur emportant un poisson sanglant.
Depuis les archipels extrêmes du Chili,
Là où la pluie a fondé sa patrie,
Les grandes ailes noires en s’avançant coupent le ciel,
Et dominant le territoire et les distances de l’hiver,
Dans cet ici, ce continent de pierre solitaire,
L’amour, l’excrément et la vie sont ce que vous avez laissé,
Oiseaux aventureux de pierre et mer et de ciel impossible.
Car il est bien connu que seul un Grand Poète du Monde, Pablo Neruda, pouvait rendre ce voyage au cœur des Pierres du Chili si intense & si beau …
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